DGA (Direction Generale de I’Artisanat)

I.INTRODUCTION

La Direction Générale de l’Artisanat a sous son contrôle :

Ø  le Département de la Recherche et de la Vulgarisation des technologies ;

Ø  le Département de la Production Artisanale.

Le Ministère en charge des Postes est responsable de la mise en œuvre  et du suivi  de ce document  de politique et de stratégies du secteur postal. Le suivi de l’évolution du secteur et de l’impact des réformes se fera par le Ministère de tutelle   qui doit s’appuyer  sur un solide travail de collecte et d’analyse des données du secteur. Ainsi, périodiquement  des indicateurs sectoriels doivent être produits  et diffusés. Il importe alors d’associer les principales parties prenantes à la définition des indicateurs, car il y aura ainsi plus de chances que celles-ci les comprennent et les utilisent pour la prise de décision.

Les missions lui assignées sont  de :

Ø  participer à l’élaboration de la politique sectorielle en matière d’artisanat et veiller à sa mise en application ;

Ø  élaborer une stratégie nationale de développement de l’artisanat ;

Ø  planifier et coordonner les activités relatives à la promotion et au développement de l’Artisanat ;

Ø  promouvoir la micro-entreprise artisanale et la création des emplois dans le secteur artisanal ;

Ø  organiser et encadrer la production artisanale de grande valeur ajoutée en qualité et en quantité tant au niveau du secteur structuré que non structuré notamment à traves les centres de promotion de l’artisanat ;

Ø  renforcer les capacités des artisans et micro-entrepreneurs ;

Ø  promouvoir la recherche et la vulgarisation des technologies artisanales ;

Ø  collecter les technologies artisanales utilisées au Burundi ;

Ø  évaluer les performances du secteur artisanal  et entreprendre leur amélioration ;

Ø  identifier les technologies mises au point ailleurs et en informer les artisans en vue d’une éventuelle adaptation au Burundi ;

Ø  vulgariser les technologies appropriées en collaboration avec les collectivités locales et les autres partenaires ;

Ø  collaborer avec les autres services et institutions tant publics que privés menant des actions de recherches technologiques ;

Ø  encadrer, en collaboration avec les autres services et intervenants dans le secteur artisanal, les artisans et les groupements d’artisans en assistance-conseil et en commercialisation de leurs produits ;

Ø  organiser, en collaboration avec les autres services et intervenants dans le secteur artisanal, des actions de promotion de l’artisanat et de micro-entreprise artisanale tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays ;

Ø  identifier les sources de matières premières et autres intrants pour la diversification et le développement des produits artisanaux ;

Ø  encadrer les artisans en groupements et en associations d’artisans en vue d’accroitre la production en quantité et en qualité ;

Ø  prospecter les marchés des produits artisanaux tant au niveau local qu’à l’étranger ;

Ø  tenir à jour le registre des artisans professionnels et des  micro-entreprises artisanales.

II .ANALYSE CRITIQUE DE LA SITUATION ACTUELLE

Le secteur de l’Artisanat  Burundais a toutefois connu, ces derniers temps, beaucoup de contraintes dans son  développement. Il a été souvent  relégué au dernier  rang des autres secteurs économiques, eu égard au budget régulièrement accordé par l’Etat, malgré ses atouts et potentialités dans le développement socio-économique du pays.

Sans doute, les différents changements institutionnels et de tutelle souvent constatés ont aussi défavorisé le secteur et  entraîné une démobilisation des ressources humaines d’encadrement et une déstabilisation des services.

Même certains projets et centres artisanaux initiés par les services de l’Artisanat, comme le projet four-tunnel, le Centre National des Technologies Agro-alimentaires, le Centre de Formation Artisanale de KAMENGE  et celui de GITEGA ont été transférés dans d’autres secteurs et Ministères.

Pourtant  le secteur artisanal possède des atouts non encore exploités pouvant servir  à l’accroissement du revenu national brut et permettre la promotion à l’auto-emploi, à la production artisanale accrue.

L’artisanat burundais est riche et varié. Il contribue à la diversification des sources de revenus, à la création d’emplois mais sa contribution au PIB n’est pas très bien connue par manque de statistiques mais surtout par discrétion des artisans qui ne veulent pas révéler leur revenu.

 Les atouts et les potentialités déjà inventoriés sont les suivants :

Ø  le Burundi a des ressources matérielles et des matières premières innombrables avec lesquelles on fabrique les objets utilitaires et d’arts ;

Ø  l’existence de la chambre sectorielle des artisans en cours d’organisation ;

Ø  l’abondance de la main d’œuvre ;

Ø  la présence de plusieurs intervenants dans le secteur (projets, ONG, etc.…) ;

Ø  la faiblesse de l’investissement  au moment du démarrage des activités ;

Ø  l’existence de la CISO (Confederation of Informel Sector Organisation ) en tant que membre de l’ organisation de la confédération du secteur informel dans les pays de la communauté Est- africaine ;

Ø  le Burundi est éligible parmi les pays exportateurs des produits artisanaux dans  le cadre de l’AGOA.

III. LES PROBLEMES A RESOUDRE

III.1.LES PROBLEMES STRUCTURELS

Les problèmes structurels sont de deux ordres :

Ø  les difficultés d’accès au crédit à la majorité d’artisans, compte tenu des exigences des institutions financières ;

Ø  le manque d’esprit associatif car les artisans n’ont pas encore perçu les avantages liés aux  associations et l’individualisme prédomine

III.2. LES PROBLEMES CONJONCTURELS

Les principaux problèmes identifiés sont :

Ø  le chevauchement de plusieurs ministères et des ONG dans les activités artisanales fait que le secteur de l’Artisanat est insaisissable,

Ø  l’instabilité de l’activité de l’Artisan et l’éparpillement des moyens ;

Ø  l’insuffisance de la formation professionnelle et entrepreneuriale ainsi que l’encadrement technique des artisans afin qu’ils puissent de réaliser des produits de qualité souhaitée ;

Ø  l’absence d’une législation adaptée aux activités du secteur ;

Ø  l’insuffisance de l’information sur le développement de nouvelles filières plus compétitives ;

Ø  les difficultés dans l’approvisionnement en matières premières, dans l’acquisition de l’équipement de production  et dans l’écoulement de leur production à cause du faible développement des circuits de collecte et de commercialisation ;

IV.LES OBJECTIFS A ATTEINDRE

IV.1.L’OBJECTIF GLOBAL

La Direction Générale de l’Artisanat se fixe comme objectif global la promotion et le développement de l’artisanat et de la micro-entreprise artisanale.

IV.2. LES OBJECTIFS SPECIFIQUES

Les principaux objectifs ciblés par la Direction Générale de l’Artisanat sont :

Ø  l’organisation d’un artisanat solide et rémunérateur ;

Ø  le renforcement des capacités des structures d’encadrement du secteur de l’artisanat ;

Ø  l’augmentation de la production artisanale.

Ø  . Amélioration de la qualité des produits artisanaux et manufacturés.
V. LES ACTIONS A MENER

Les actions prévues au cours de la période 2011-2015  sont   les suivantes :

Ø  la production des textes et mécanismes devant régir  et consolider le secteur de l’artisanat ;

Ø  l’élaboration d’un document de  Stratégie Nationale de l’Artisanat et de la micro-entreprise artisanale ;

Ø  l’élaboration d’un Plan Directeur  National de l’Artisanat(PDNA) ;

Ø  la constitution d’une banque de données et de statistique artisanale ;

Ø  la production d’une Monographie artisanale Nationale du Secteur Artisanal(MONASA) ;

Ø  la création  des antennes provinciales d’encadrement de l’artisanat ;

Ø  le renforcement des capacités humaines et techniques par des formations et des perfectionnements ;

Ø  la réhabilitation et le rééquipement des  centres artisanaux existants ;

Ø  la dotation des  moyens matériels et logistiques à ces structures ;

Ø  l’étude sur l’organisation de la production et de la commercialisation des produits artisanaux ;

Ø  la production d’une  carte de production artisanale ;

Ø  la constitution des  fédérations provinciales et des associations communales d’artisans ;

Ø  l’encadrement et l’assistance conseil aux artisans dans les ateliers ;

Ø  l’organisation des  foires biennales sous régionales de l’artisanat ;

Ø  la construction de 4 villages artisanaux (ateliers collectifs) à Gitega, Ngozi, Bururi et Bubanza ;

Ø  l’appui des  groupements d’artisans pour l’accès aux microcrédits ;

Ø  l’’encadrement et la coordination des activités artisanales ;

Ø  la création d’un centre de recherche artisanale ;

Ø  l’’introduction et la vulgarisation  de nouvelles technologies artisanales appropriées ;

Ø  l’amélioration des technologies artisanales autochtones indigènes et existantes ;

Ø  l’introduction des  normes de fabrication dans la production artisanale ;

Ø  l’identification et l’expérimentation des  technologies artisanales adaptées et appropriées à notre pays ;

Ø  le  transfert des technologies artisanales utilisées ailleurs ;

Ø  l’établissement d’une collaboration étroite avec les autres pays en matière de l’artisanat et de la recherche artisanale ;

Ø  La promotion des  PERNA (les Petites Entreprises Rurales Non Agricoles) ;

Ø  La promotion et la création des emplois dans le secteur artisanal et de la micro- entreprise ;

Ø  La création d’un environnement favorable à la promotion des micro- entreprises ;

Ø  L’incitation de  l’initiative privée dans le domaine de l’artisanat et de la micro- entreprise artisanale ;

Ø  L’identification des  filières les plus porteuses pour l’exportation ;

Ø  L’étude  sur les possibilités d’exportation des produits artisanaux du Burundi ;

Ø  La standardisation des produits artisanaux ;

Ø  La participation régulière aux salons des produits artisanaux  et aux foires spécialisées régionales et internationales ;

Ø  La réactualisation du  catalogue des produits artisanaux du Burundi pour une large publicité et le Marketing ;

Ø  Le positionnement  dans le cadre de l’AGOA, de l’EAC, du COMESA et du SIAO ;

Ø  La construction  et l’approvisionnement du  magasin central des produits artisanaux utilitaires, décoratifs et de services.
VI. LES STRATEGIES A ADOPTER

Les principales stratégies à utiliser sont :

Ø  le renforcement du cadre institutionnel et juridique du secteur de l’artisanat ;

Ø  le renforcement des capacités technique, matérielles et financières des structures d’encadrement de l’artisanat ;

Ø  l’introduction et l’adaptation de nouvelles technologies appropriées ;

Ø  La production des produits de qualité compétitifs sur le marché national et extérieur ;

Ø  la promotion de la micro-entreprise artisanale par la facilitation de l’accès au micro-crédit et aux marchés publics ;

Ø  la prise des mesures promotionnelles pour stimuler l’émergence d’une classe moyenne d’entrepreneurs artisanaux.